Changer d’échelle, c’est aussi changer de regard.
Au Château de Seix, Denis Puech et Swan Scalabre confrontent leurs peintures : grandes toiles d’un côté, petits fragments de mémoire de l’autre.
Swan Scalabre, Présence et disparition
Dans les peintures de Swan Scalabre, le temps semble s’être arrêté. Ses petits formats, intenses comme des concentrés de souvenirs, font surgir des visages, des silhouettes, des fragments de vie qui pourraient être les photographies d’une époque révolue. Tout y paraît familier et pourtant insaisissable : des moments en suspens, flottant entre présence et disparition.
L’huile sur bois, travaillée dans une pâte fluide, dessine des traits courbes mais décidés. Entre fleurs, nuages et ciels tourmentés, les figures semblent traversées par un souffle léger : on pourrait y entendre le murmure du vent. Quelque chose du romantisme affleure, mais la douceur n’exclut jamais la force.
Car cette peinture, d’apparence presque naïve, est trompeusement simple. Sous la délicatesse des images se révèle un geste d’une grande sûreté, précis, libre et profondément déterminé. Rien ne semble appuyé, et pourtant chaque ligne, chaque matière, chaque lumière paraît pensée.
Entre repli intérieur et ouverture au monde, les peintures de Swan Scalabre nous conduisent vers ce qui demeure lorsque les êtres, les lieux et les instants commencent à disparaître : une mémoire sensible, fragile et obstinément vivante.
Denis Puech, Situations 7
Chez Denis Puech, le réel est un point de départ. Paysages, ports, personnages ou scènes du quotidien sont observés puis transformés par la peinture. « Ce n’est pas du réalisme, c’est une interprétation du réel », précise-t-il.
La couleur y tient une place essentielle : bleus et verts profonds, lumières changeantes, reflets sur l’eau, mais aussi des teintes plus franches qui viennent parfois faire vibrer la composition. La matière, travaillée par touches visibles, laisse apparaître le geste du peintre.
Mais ces paysages ne sont pas de simples vues. Denis Puech aime les « situations », ces moments où quelque chose semble s’être passé ou va se produire. Les personnages sont souvent saisis dans cet entre-deux, comme suspendus dans une histoire que le tableau ne raconte pas entièrement.
Dans les œuvres « annotées-connotées », les mots et les dialogues viennent à leur tour créer un décalage avec l’image, parfois avec humour. De la couleur au récit, Denis Puech cherche ainsi moins à reproduire ce qu’il voit qu’à faire apparaître ce qui se joue derrière l’image.
Langues parlées
- Français
Date
| Jours | Horaires |
|---|---|
| Lundi | 14h30 à 18h00 |
| Mardi | 14h30 à 18h00 |
| Mercredi | 14h30 à 18h00 |
| Jeudi | 14h30 à 18h00 |
| Vendredi | 14h30 à 18h00 |
| Samedi | 14h30 à 18h00 |
| Dimanche | 14h30 à 18h00 |
Montée du Château
Tarifs
| Tarif | Min. | Max. |
|---|---|---|
| Adulte (du 01/09/2026 au 01/11/2026) | 2€ | |
| Enfant (du 01/09/2026 au 01/11/2026) | 1€ | |
| Forfait famille (du 01/09/2026 au 01/11/2026) | 5€ |
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